Le Tropic Hotel proche du Mémorial du Camp de Rivesaltes

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Musée du camp de Rivesaltes :

Le camp Joffre, dit « camp de Rivesaltes », a été fondé en 1935. De 1939 à 2007, ce camp militaire a accueilli diverses structures de regroupement de civils ou de militaires vaincus.
L’îlot F du camp de Rivesaltes, avec l’ensemble de ses baraquements, fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 18 juillet 2000.

Des premiers projets à la construction

Joseph Joffre officier général Français, propose en 1875 la création d’un camp pour la 9° artillerie. Il dispose de nombreux atouts : proximité de la route nationale, d’une voie ferrée, de la mer Méditerrané, des Corbières. Mais le terrain, peu cher, manque d’eau. En 1935, quand le projet est repris, un aérodrome à Perpignan/Rivesaltes s’est en plus installé à côté.
Un centre militaire d’instruction est donc créé, sur 600 hectares, aux quatre cinquièmes sur la commune de Rivesaltes et au cinquième sur celle de Salses.

Les républicains Espagnols

À la suite de la Retirada, il est envisagé de placer au camp Joffre plus de 15 000 réfugiés catalans. Cela reste à l’état de projet, même si de plus faibles flux ont lieu.

La Seconde Guerre mondiale
Le camp militaire

En 1939, dès la mobilisation, le camp est utilisé en transit pour les militaires en attente d’affectation.
Le 10 décembre 1940, la Défense met à disposition 600 hectares au sud du camp militaire, afin de regrouper les personnes expulsés d’Allemagne. La partie militaire du camp fonctionne ensuite parallèlement aux camps civils.

Les Coloniaux

Le centre d’hébergement pour prisonniers Espagnols et Juifs étrangers (1941–1942).
Alors même qu’arrivent les premiers internés le 14 janvier 1941, le statut du camp et des hommes qui y sont adressés n’est pas encore fixé. Il est décidé qu’il s’agit d’un « centre d’hébergement » pour familles. D’abord envisagé pour un maximum de 17 000 « hébergés », il aligne 150 grandes baraques d’habitation soit une contenance de 10 000 personnes. La particularité du lieu est d’interner des familles sans les regrouper, mais plutôt en les séparant : il y a des baraques pour les hommes, d’autres pour les femmes et les enfants (les garçons passent d’un camp à l’autre à 14 ans).
Au 31 mai 1941, le camp compte 6 475 internés de 16 nationalités ; plus de la moitié sont Espagnols, les Juifs étrangers représentent plus du tiers. Des Gitans sont aussi internés, bien que de nationalité française dans ce camp pour étrangers.

Les Harkis

Le 1er régiment de tirailleurs algériens est rapatrié au camp Joffre. Il a emporté avec lui plusieurs centaines de civils, femmes et enfants.
En octobre 1962, environ 8 000 Harkis sont enfermés au camp de transit et de reclassement de Rivesaltes (dont ceux en provenance du camp du Larzac et de Bourg-Lastic). En tout, à peu près 22000 passent dans le camp entre 1962 et 1964. Le séjour varie selon les familles : entre quelques jours pour certaines, voire des années pour d’autres. Les familles considérées comme « irrécupérables » — termes administratifs employés à l’époque — sont envoyés à la fin de l’année 1964 au camp/cité d’accueil de Saint-Maurice-l’Ardoise dans le Gard (jusqu’en 1975) ou au Camp de Bias dans le Lot et Garonne. Un « village civil » accueille encore plusieurs centaines de familles — ayant un emploi mais pas de logements — au camp de Rivesaltes durant les années 1960. En 1963, un hameau forestier a aussi été créé à Rivesaltes pour environ 25 familles d’anciens supplétifs (soit une centaine de personnes).

http://www.memorialcamprivesaltes.eu/

Pour se rendre au Mémorial du camp de Rivesaltes :

Avenue Christian Bourquin, 66600 Salses-le-Château

Comment se rendre au mémorial à partir du Tropic hôtel ?

En sortant du Tropic Hôtel, on tourne à droite. Le Camp de Rivesaltes se trouve à quelques minutes.

Pour les plus courageux, vous pouvez même vous y rendre à pied ( voir plan ci dessus ).